Le Mage du Kremlin (1)

Vladislav Sourkov (né en 1964). C’est lui qui a inspiré à Giuliano da Empoli le personnage de Vadim Baranov.

Le Mage du Kremlin (Gallimard, 2022), était donné favori dans la course au Goncourt. Il ne l’a pas obtenu, dit-on, parce qu’il avait déjà été récompensé par le Grand Prix de l’Académie française. Il y avait pourtant eu des précédents.

Ce roman, qui n’en est pas vraiment un, présente essentiellement un intérêt documentaire, on y trouve d’abondantes informations sur l’évolution de la Russie post-URSS, sur les nouveaux Russes, l’organisation de forces parallèles et la volonté de reprise en main par un certain Vladimir Poutine. A mesure que s’affirme le pouvoir de celui qui est nommé « le tsar », l’influence de son conseiller grandit: mine de rien, ou l’air de rien, dans tous les sens du terme, Baranov/Sourkov, avec un talent quasi magique, tient les rênes autant que celui qu’il sert. Jusqu’au jour où il renonce.

Le livre s’ouvre sur l’évocation du trouble provoqué par la disparition, presque du jour au lendemain, de cet homme si puissant qui s’est comme évaporé.

348 mots

A voir ou revoir :

  • la proposition infinitive
  • les verbes de perception suivis d’un infinitif (temps)
  • les verbes de modalit
  • la comparaison

Kafka (Starobinski)

Les aiguilles de l’horloge du quartier juif vont à rebours
(Guillaume Apollinaire)

400 mots
Dans ce texte, il conviendra d’apporter un soin tout particulier au sens et à l’emploi des prépositions.

Ce texte se trouve dans un volume contenant des écrits de Jean Starobinski (1920-2019), La beauté du monde. La littérature et les arts (Quarto, Gallimard, 2016).

Le bateau ivre (1)

Anya Lauchlan – partie centrale d’un tryptique inspiré par le Bateau ivre de Rimbaud. Anya Lauchlan vit en France et en Angleterre.

258 mots

Première partie d’un texte de Raphaël Enthoven (Le Franc Tireur, n° 22), relatif à l’actualité française ne avril 2022.

Il faudra être particulièrement attentif aux structures, le texte comporte deux très longues phrases dans lesquelles il importe de ne pas perdre le contrôle.

Voir ou revoir :

  • les relatives
  • la construction des verbes

Marie NDiaye (Le bon Denis)

Une école dans un village de France, autrefois.

311 mots

Voici comment AOC présente le prochain roman de Marie NDiaye:

« C’est un grand bonheur de retrouver l’univers déroutant de Marie NDiaye, dont l’œuvre compte parmi les plus importantes aujourd’hui. Dans cette langue millimétriquement travaillée qui lui est si particulière, progresse implacablement le récit d’un « ravage », disait Lacan, entre une fille et sa mère en maison de retraite. Qui était Denis, le compagnon de cette femme durant les premières années de vie de la narratrice ? Pourquoi dit-on qu’il était bon ? Et pourquoi ne l’aurait-il pas été avec cette petite fille ? Premières pages d’un roman en cours et au titre provisoire. »

On a hâte de pouvoir le lire.

A voir ou revoir: à peu près tout…

Il faut en particulier revoir le fonctionnement

  • du discours indirect, libre ou non
  • des temps
  • de la comparaison
  • des relatives (traduction de « dont »)

Jean-Paul Delahaye – Exception consolante

Abbeville et les environs (Google maps)

446 mots

Il faut lire ce livre de Jean-Paul Delahaye. S’adressant à sa mère, il évoque ses souvenirs d’enfant pauvre et le parcours qui l’a conduit au poste de DGESCO, et qu’il met en relation avec les défis auxquels l’Education nationale est confrontée.

Voir l’interview dans Le Café pédagogique: http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/08/24082021Article637653851283805069.aspx

En complément de L’exception consolante, il faudrait lire L’école n’est pas faite pour les pauvres, aux éditions du Bord de l’eau.

Voir ou revoir :

  • les verbes de modalité, sens, emploi, et bien entendu la conjugaison
  • les verbes irréguliers
  • l’expression du futur dans un récit au passé