
457 mots
Très intéressante évocation de l’histoire de l’Albanie sur fond de politique, de légendes et de tradition.
A revoir : l’apposition

457 mots
Très intéressante évocation de l’histoire de l’Albanie sur fond de politique, de légendes et de tradition.
A revoir : l’apposition

536 mots
La valeur du travail et de l’effort, magistralement mise en scène par La Fontaine, n’est plus à démontrer. Cependant, quand on voit les files d’attente devant les locaux des Restos du coeur, on ne peut s’empêcher de penser que certains, nés avec l’appétit, mais dont le ventre et l’horizon restent vides, n’auraient peut-être pas trouvé trop lourd un tout petit héritage.
Et quel que soit le contexte, rien n’empêche de s’intéresser aux particules et préverbes (séparabilité / inséparabilité), ainsi qu’à la subordination (ob, damit par exemple).


Inutile de faire les présentations
365 mots
Le film d’Agnieszka Holland, qui vient tout juste de sortir en salle (novembre 2025), est incontestablement un beau film. L’acteur qui tient le rôle de Kafka est parfait, mais les autres aussi. On a pu lire que le père était présenté de façon caricaturale, mais Kafka ne force-t-il pas lui-même un peu le trait dans sa fameuse lettre (Brief an den Vater) ? Les autres acteurs sont eux aussi excellents. Les vues de Prague sont magnifiques.
La relation avec Felice, les longues fiançailles, la trahison de ou avec Grete Bloch, le « tribunal » de l’Askanischer Hof à Berlin, tout cela est bien saisi. En revanche, la manière de traiter la relation avec Milena comme une aventure torride, est très peu convaincante, et même un peu irritante. C’est regrettable, car c’est une période relativement brève, mais très importante dans la vie de Kafka.
Et le parti pris de faire des allers et retours dans le temps peut être très déroutant, voire générateur d’ennui, pour qui n’est pas familier de la biographie de Kafka (l’histoire de l’oncle Siegfried Löwy, le divorce d’Ottla par exemple).
Il faut, ou on peut, tout de même aller voir le film.
Ce qui n’empêchera certainement pas de consulter la grammaire de Duden pour voir comment on peut citer les titres d’oeuvres (& 1218 et 1628).

« Ce toit tranquille, où marchent des colombes… »
364 mots
Le texte est apparemment difficile, mais une fois que l’on s’est imprégné du sens, et si l’on veille aux structures et à la relation entre les différents éléments de l’énoncé, à la manière dont ils s’enchaînent, s’imbriquent, se suivent, on constate que loin d’être difficile, il est en fait très porteur.
C’est aussi l’occasion de lire, ou relire, Le cimetière marin de Paul Valery.

700 mots
Les lectures proposées avec cet article du Monde sont nombreuses, elles ont pour but de montrer que la pratique régulière des deux langues facilite beaucoup l’exercice de traduction.
Lorsque l’on est confronté à ce genre de texte, il est bon de maîtriser :

Néron (37-68)
Ce texte est long, 556 mots, et fait appel – c’est souvent le cas – à l’ensemble des connaissances grammaticales des langues de départ et d’arrivée. Il importe de s’imprégner du sens du texte et de ne pas se crisper sur une traduction « mot à mot », par exemple dans le cas de certaines structures typiquement françaises que l’on ne peut exporter telles quelles vers l’allemand. On pense notemment à la première phrase, mais pas seulement.

Un autre passage des Jours caucasiens de Banine.

Afin de situer le lieu de ces souvenirs.
384 mots
Née à Bakou en 1905, venue en France en 1924, Banine a écrit son livre directement en français. On peut encore le trouver d’occasion. En Allemagne, il a fait récemment l’objet d’une (excellente) traduction. C’est celle qui est proposée pour ce thème, accompagnée de quelques remarques en notes.
Ces souvenirs, de l’enfance au départ pour la France, sont une lecture très intéressante: Banine observe avec humour, parfois avec ironie, le milieu dans lequel elle a grandi.

619 mots
Cet article du quotidien Libération présente les propositions du Premier ministre François Bayrou pour remettre à l’équilibre les finances de la France.
Aucune difficulté grammaticale dans ce texte, qui implique en revanche une certaine connaissance du vocabulaire relatif à l’économie. Il est important de lire la presse régulièrement pour se familiariser avec des sujets aussi divers que possible.

372 mots
Pourquoi ne pas lire ou relire le roman de Fontane, Unwiederbringlich?
Et s’agissant plus précisement du passage proposé ici en traduction, il peut être une incitation à voir ou revoir :
Quant au texte proposé en lecture, magnifique rappel à l’ordre et magistral exemple de littérature épistolaire, que l’on pourrait d’ailleurs tout fait s’amuser à comparer à la lettre de rupture de Rodolphe à Emma Bovary, il est aussi, plus prosaïquement, l’occasion de renouer (ou nouer…) avec l »emploi de la participiale.

Suite et fin de l’article de Libération.
358 mots
Et si on revoyait les prépositions?

467 mots
Le départ prochain d’Anne-Sophie Lapix, présentatrice du 20 heures sur la 2, avait été annoncé fin mai 2025. Elle sera remplacée par la journaliste Léa Salamé, l’information a été communiquée aujourd’hui 19 juin.
Voir ou revoir:


467 mots
Le texte est simple en apparence, il ne présente aucune difficulté de compréhension. Il faut essayer de s’adapter autant que possible au niveau de langue, une langue simple, fluide, mais sans familiarité.

Les remarques proposées dans ce fichier concernent la version, puisqu’il s’agit d’un poème de Paul Celan, mais elles peuvent s’appliquer à tout type de traduction.

269 mots
Pour qui s’intéresse à la langue allemande, ce livre du linguiste Roland Kaehlbrandt est un plaisir de tous les instants. C’est bel et bien une déclaration d’amour dont il s’agit, et on se laisse entraîner par l’enthousiasme de l’auteur. Ni dogmatisme, ni cuistrerie, le ton est sincère.
Nul doute que si un tel livre était accessible à un large public, les classes d’allemand se rempliraient, il n’y aurait plus assez de professeurs pour répondre à la demande.
Et pour illustrer cet amour de la langue allemande, un texte de Saša Stanišić, qui, ayant fui la Yougoslavie avec sa famille en 1992, arriva en Allemagne à l’âge de 14 ans et tomba amoureux de la langue allemande grâce à un professeur qui la lui fit découvrir par les textes de Heine, comme lui un émigré. L’allemand est devenu sa langue, son écriture est le reflet, ou plutôt la forme concrète de cette histoire d’amour. En 2019, le Deutscher Buchpreis fut pour Saša Stanišić le couronnement et le commencement d’une belle histoire.

Le texte sera plus facile à traduire si l’on connaît l' »environnement », c’est-à-dire l’aveu que Phèdre se dispose à faire à sa confidente Oenone. L’occasion de redécouvrir la beauté des vers deRAcine.
302 mots
On peut revoir utilement l’expression du temps (prépositions, emploi de wenn et als) et le fonctionnement de l’apposition.

Deux autres extrait du roman de Jean-François Beauchemin, Le roitelet.
386 mots


Zaunkönig (links) und Goldhähnchen (rechts)
400 mots
Jean-François Beauchemin est un écrivain canadien. Dans ce roman, il évoque la figure de son frère schizophrène.
La difficulté de ce texte n’est pas toujous où on l’attendrait. Le style est simple, fluide, il faudra éviter ce que l’on pourrait appeler la « sur-structuration »: là où les subordonnées passent bien dans une langue, elles peuvent paraître lourdes dans une autre.

Suite et fin de l’article de Luc Le Vaillant sur la présomption d’innocence.
Dans une perspective plus linguistique, on peut profiter de ce texte pour revoir une fois de plus la formation des noms composés et les relatives en particulier les pronoms relatifs).

En des temps où l’on a souvent le sentiment que les tribunaux populaires ne sont pas loin, prompts à juger et à condamner, il n’est peut-être pas inutile de rappeler l’existence de ce principe fondamental.
412 mots
Pourquoi ne pas revoir la formation des noms composés – chapitre plein de variété et de surprises.

373 mots
Comment la politique utilise le langage pour imposer, ou tenter d’imposer sa vision des flux migratoires.
Revoir les rapports parfois complexes entre le prétérit allemand et l’imparfait, le passé simple et le passé composé français. Ein weites Feld.

377 mots.
En lecture, à la suite du texte à traduire, les résumés de différentes critiques parues dans la presse allemande au moment de la sortie du livre, proposés par le Perlentaucher.
Voir ou revoir :

431 mots.
Article paru à l’occasion de la sortie en français du livre d’Angela Merkel.
L’occasion de découvrir, ou redécouvrir, toute une période de l’histoire allemande, sachant bien entendu qu’il s’agit là d’UNE perspective.
Voir ou revoir :

469 mots
Ce texte (relativement difficile) aborde les problèmes posés par le comportement des politiques responsables du destin de la France.
Voir ou revoir :

252 mots
On appréciera les « traductions » proposées par Google dans différentes langues pour la première phrase de La recherche du temps perdu, au moins aussi célèbre que le Wanderers Nachtlied de Goethe qui, à une époque où Google n’existait pas, subit quelques étonnantes métamophoses.
Ce texte bref et qui ne présente guère de difficulté pourrait être l’occasion de revoir, outre l’expression de l’injonction, les noms de pays et des langues que l’on y parle.

En des temps de morosité intellectuelle, la réflexion sur la présence sensible et le conceptuel aère et rafraîchit l’esprit. Et la fréquentation de la poésie rassure quant à la nature humaine :
,,Voll Verdienst , doch dichterisch wohnet der Mensch auf dieser Erde » – pourquoi ne pas y croire, comme Hölderlin, même si l’on n’est pas tout à fait sûr qu’il soit l’auteur du texte In lieblicher Bläue – on est même à peu près sûr du contraire, mais qu’importe ?
Mais que la poésie n’empêche pas de veiller à tout ce qui concerne

348 mots
Voir ou revoir :

410 mots
Dans son livre, Dix versions de Kafka, Maïa Hruska évoque le destin de dix auteurs qui eurent à trouver un équilibre entre deux ou plusieurs langues, avec les enjeux, enrichissement, angoisse, liés souvent au hasard de leur naissance ou des événements historiques.
Voir ou revoir:

344 mots.
Suite du texte précédent, il s’agit du début du roman Das Schloss.
Il faut être attentif au niveau de langue: langue très simple et très correcte, il ne faut pas la compliquer ni la tirer vers un registre qui n’est pas le sien.
Revoir les verbes de modalité, morphologie et emploi, et l’emploi et la valeur des temps et modes des verbes.

Peut-être un effet de l’été, l’envie de retrouver la neige du Château.
280 mots
Aucun problème particulier de compréhension, la langue est simple. Simple mais précise, il faut donc éviter de surtraduire, ou de traduire « à côté », d’où la nécessité de bien cerner le sens des mots à traduire et le sens des mots que l’on choisit ensuite pour la traduction.
Il n’est pas inutile de revoir :

358 mots
Dans ce passage, Mona Ozouf pose la question de l’identité et de la diversité.
Voir ou revoir :

(272 mots)
Extrait de Composition française, ouvrage dans lequel Mona Ozouf développe la thématique de l’école, où l’exercice de composition française (parmi d’autres) apparaît comme un facteur d’égalité, et de la Révolution française, moteur d’une « composition française » qui n’exclut pas, ou ne devrait pas exclure, la diversité.
Voir ou revoir :

,,Voll Verdienst, doch dichterisch wohnet der Mensch auf dieser Erde. »
Hölderlin, ,,In lieblicher Bläue »

WAS BLEIBET ABER, STIFTEN DIE DICHTER.
(Hölderlin)

Faut-il souligner le rayonnement artistique et intellectuel d’Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil?
Le texte est assez long, 831 mots, mais ne présente pas de difficulté majeure. Il est assez simple quant aux structures. Il faut veiller, comme toujours, de s’assurer avant de traduire que l’on a bien cerné le sens des mots et des formulations.
Voir ou revoir:

Zurich /Zürich (mit dem Zürichsee)
339 mots
« Melody », Diogens 2023. Die Lektüre des Romans kann man nur empfehlen. Ein spannendes Katz-und-Maus-Spiel mit dem Leser, eine sehr interessante, virtuos behandelte und variierte Thematik.
Voir ou revoir :

203 mots
Ce texte ne présente pas de difficulté particulière, hormis le fait qu’il n’est pas toujours très bien écrit. Mais il est aussi intéressant de se confronter aux approximations et aux impropriétés : cela oblige à comprendre quel était en fait le message et à prendre des décisions.
Voir ou revoir :

457 mots
Où il apparaît que les voies d’un président peuvent être impénétrables.
Bernard Pivot, récemment disparu, avait refusé la distinction: « C’est une prime à la notoriété et je n’ai pas envie de me retrouver avec mon petit ruban rouge devant des gens que j’admire et dont je sais qu’ils le mériteraient beaucoup plus que moi. Et, seconde raison, j’ai toujours pensé qu’un journaliste en activité ne doit pas l’accepter. Il se trouve que la gauche me l’a offerte, puis la droite, puis la gauche, et il me semble que si j’acceptais je serais un petit peu moins libre »
Certains mauvais esprits l’avaient accusé de représenter « le degré zéro » de la critique, mais n’écoutant que leur penchant au mépris, ils n’avaient pas vu, ou pas voulu voir, que Bernard Pivot n’avait jamais prétendu remplir une mission de critique littéraire, son rôle était tout autre.
S’agissant de Th. Ardisson on ne peut guère se poser la question d’un quelconque degré.
Il ne reste plus qu’à se plonger dans une grammaire, histoire de s’aérer le cerveau.
Donc voir ou revoir:

524 mots
Réflexion sur les extrêmes et la démocratie.
Voir ou revoir :

On peut compléter les textes qui accompagnent le thème « Bérénice » par celui-ci :
«Bérénice» avec Isabelle Huppert, un spectacle qui fait «hélas» déjà date | Slate.fr
Ayant moi-même vu le spectacle il y a quelques jours, j’aimerais ajouter une contribution qui n’engage que moi.
Déjà que Racine n’avait pas la réputation d’être vraiment un marrant, quand il voit ça, on peut imaginer que ça le met un peu en colère. Mais bon, c’est son affaire.
Rendons d’abord justice à Romeo Castellucci : il ne prétend pas mettre en scène la pièce de Racine, mais un spectacle d’après Racine – ce n’est pas tout à fait pareil – dont le but est semble-t-il d’apporter la preuve, ou l’illustration, qu’Isabelle Huppert est une synecdoque. Je l’ignorais, et je ne crois pas être la seule. Je savais, pour l’avoir vue en scène, qu’Isabelle Huppert est une très grande actrice. Mais une synecdoque ? Je n’y aurais pas pensé. D’abord, si l’on considère le mot « synecdoque » dans son acception rhétorique, il semble que dans ce cas précis, il soit un peu inapproprié. Une chose est de connaître un mot et de l’employer à bon escient, une autre de faire étalage de vocabulaire. D’ailleurs, est-ce vraiment flatteur ? Je n’aurais pas aimé que mes élèves me définissent comme une synecdoque, d’ailleurs, aucun n’en a jamais eu l’idée – ou alors, de façon tellement dissimulée que je n’en ai par bonheur rien perçu. Mais non, je ne crois vraiment pas.
Revenons à notre synecdoque, « [l’actrice] puisqu’il faut l’appeler par son nom » – on se demande, avant d’avoir vu le spectacle, quelle drôle d’idée la prit de se lancer dans pareille aventure. Elle, merveilleuse Lioubov dans La Cerisaie d’Avignon, avant d’être une synecdoque. En dépit de l’étrange accumulation de chaises qui constituaient le décor, peut-être pour que le public, idiot par définition, comprenne bien que ces chaises sur lesquelles on pouvait encore un peu s’asseoir ne seraient bientôt plus qu’un tas de bois figurant les restes d’un monde fini.
Ici, pas de chaises.
Le décor est visuel et auditif. Le metteur en scène veut faire passer le message par un autre canal que celui de la parole.
Et pourquoi pas ? On peut montrer et faire comprendre la souffrance autrement que par des mots. Mais dans ces conditions, pourquoi Racine ? Posons la question plus précisément : pourquoi confisquer une oeuvre qui repose entre autres sur la beauté du langage ? Ce n’est très cohérent.
Mais bon, il est indispensable, pour aborder ce spectacle, d’accepter le changement de perspective.
Oublions donc le texte de Racine, de toute façon, on ne l’entend pas, ou très peu, la voix est à peine audible, ou déformée. On entend une bande-son, parfois assez réussie, c’est vrai, mais qui couvre les paroles. Si j’ai bien compris, c’est le but, puisque la souffrance de Bérénice doit être transmise autrement. Mais – voir plus haut – pourquoi Racine, puisqu’on n’a cure des mots. Ce que le metteur en scène nous donne à voir, c’est plutôt une histoire sans paroles, une pantomime. Et en pareil cas, que ce soit Racine ou le sapeur Camembert, c’est bien pareil, sauf que le sapeur Camembert ne parle pas de souffrance.
« Donner à voir », c’est un peu excessif, car on ne voit pas grand-chose, puisque tout se déroule derrière un rideau rappelant les stores occultants qui filtrent l’excès de soleil et de lumière. S’agirait-il d’illustrer l’idée qu’il y a de l’ombre chez Racine ? Si l’on en croit les propos du metteur en scène lui-même, on dirait bien que c’est ça… Mais ne sommes-nous pas très nombreux à être conscients des ténèbres raciniennes, sans le secours d’un voile occultant, et sans qu’un metteur en scène nous le présente comme une révélation, un scoop.
Ce flou, c’est dommage, car Isabelle Huppert est magnifique. Est-elle une synecdoque ? Je l’ignore, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle sait être sur une scène, occuper la scène – la grande scène du Théâtre de la Ville, où elle est souvent seule. Sa présence est impressionnante. Tout est juste, tout est authentique. Synecdoque, peut-être, mais reine du théâtre et au théâtre, à n’en pas douter. On se dit que Titus est vraiment ballot, mais bon, là, il faut admettre qu’on est à Rome.
Tout est parfait, tout est en place. Lorsqu’elle enlace un radiateur, il faut peut-être comprendre que, dans sa solitude glaciale, elle cherche de la chaleur. C’est subtil… On échappe quand même au nounours, au doudou. Et on échappe aussi au ridicule, car Isabelle Huppert maîtrise la scène.
Pas à la fin, hélas. La fin est complètement loupée. Passons sur le fait qu’elle est sans le moindre rapport avec la fin choisie par Racine – là encore, pourquoi s’emparer de Racine pour le détruire ? Il n’était, dit-on, pas très sympathique, mais il n’avait pas mérité ça.
On assiste donc à cinq ou dix minutes d’un bégaiement ridicule, dont on se dit qu’il a dû être imposé à l’actrice, car jamais une synecdoque accepterait cela de son plein gré. Le public, supposé stupide comme toujours dans cette mise en scène, doit comprendre – à vrai dire quoi ? Que la parole de Bérénice se bloque ? Qu’elle est au-delà, ou en-deçà, de l’expression des sentiments par la parole articulée ? Qu’elle ne peut plus produire que du chaos ? Qu’elle est en train d’étouffer, de mourir, et qu’elle ne veut pas qu’on la voie mourir (« Ne me regardez pas! »), comme les bêtes qui se cachent pour mourir ? Il y avait peut-être un moyen moins ridicule de le manifester. Les bêtes ne sont jamais ridicules. Et puis pourquoi lever le rideau de brouillard juste au moment où il ne faut pas la regarder? Cela intensifierait le tragique et ferait voir la souffrance dans sa nudité ? Pardon, je me trompe, la nudité, c’étaient les sénateurs.
Le metteur en scène ne craint pas non plus le ridicule, jsutement, dans sa représentation des sénateurs. Dans la pièce de Racine, pas de sénateurs, c’est le seul Paulin qui porte leur parole, mais à aucun moment il ne montre ses fesses. Je ne dirai pas que les sénateurs se mettent tout nus, non, la perspective est autre, il faut peut-être voir là une matérialisation de l’expression d’un usage relativement moderne, « baisser son pantalon », « baisser sa culotte – ou son froc », signe de soumission, de lâcheté, de pleutrerie. Les sénateurs cèdent à la volonté du peuple romain qui ne veut pas d’une reine étrangère, à moins que, dans ce spectacle-là, ils ne cèdent à Titus aspirant à se débarrasser de Bérénice – pourtant, en principe, il ne le souhaite pas, il l’aime, Titus … Berenicem … dimisit invitus invitam – bref, ils cèdent, ils baissent leur culotte. Puis retrouvent ce qu’ils pensent être leur dignité en ceignant une allusion de toge, une idée de toge, un large ruban orange en travers de leur nudité. C’est rigolo.
On peut tout de même parler d’une certaine malhonnêteté dans la démarche. Dire que l’on peut / doit montrer la souffrance autrement que par des mots, soit. Mais pourquoi s’emparer de Racine, pourquoi l’utiliser au lieu de créer soi-même sa propre histoire sans paroles ? Pourquoi ne pas dire simplement que la lecture de Racine fut un déclencheur, une sorte d’inspiration, plutôt que nous vendre un « d’après » Racine ? Étrange démarche. Je n’ai peut-être pas tout compris.
Si l’on accepte de considérer le spectacle par rapport à un projet, on peut dire qu’en dehors de certaines idées un peu « bêbêtes », il n’est pas trop mal réussi – encore que. Cela dit, s’appuyer sur Racine pour l’envoyer à la trappe, on adhère ou on n’adhère pas.
L’ensemble repose sur les épaules d’Isabelle Huppert, et, pour répondre à la question posée un peu plus haut, elle savait qu’il en serait ainsi, et elle a accepté.
Le soir où j’ai assisté à la représentation, peu de spectateurs ont quitté la salle, cinq ou six du côté des places impaires, je n’ai pas vu ce qui se passait du côté pair. Je n’ai pas non plus entendu, pendant le spectacle, de manifestations d’agacement ou d’hilarité, ma propre concentration m’en a peut-être empêchée – je précise que je ne me suis pas ennuyée. Les applaudissements étaient polis et l’enthousiasme modéré.
Dernière représentation aujourd’hui 29 mars.

463 mots.
Des impressions plus personnelles s’ajouteront ultérieurement aux critiques proposées avant la traduction.
Aux conseils habituels, qui ne paraîtront répétitifs qu’aux usagers régluliers, nous ajouterons celui de lire ou relire Bérénice – non une adaptation, mais bien la pièce de Jean Racine.

543 mots
Dans cet article du Franc-Tireur, Raphaël Enthoven décrypte, au niveau politique, le procédé qui consiste à attaquer (accuser) pour défendre (disculper) des agissements perçus comme condamnables.
Voir ou revoir :

568 mots
Un changement dans la Constitution, cela n’arrive pas tous les jours, on arrive à suivre…
Voir ou revoir :

Où l’on nous explique comment certains, considérant que le public est un ramassis d’imbéciles incapables de penser par eux-mêmes et d’établir les connexions nécessaires, il est nécessaire de modifier les oeuvres: le public étant dénué du jugement et de l »esprit critique qui lui permettrait de comprendre la relation entre les oeuvres et l’époque de leur genèse, il faut adapter les oeuvres au public.
276 mots
Voir ou revoir :


Le texte qui suit est un extrait du livre dans lequel Margarete Buber-Neumann rapporte l’expérience de ses sept années de camp, deux ans en Sibérie et cinq ans à Ravensbrück. C’est à Ravensbrück qu’elle a connu Milena Jesenská et Germaine Tillion – entre autres.
344 mots
Voir ou revoir :

276 mots
Ferdinand von Schirach (1964) est un avocat pénaliste. Le thème qui sous-tend son oeuvre est essentiellement celui de la faute et de la responsabilité.
Ce court texte, extrait de son dernier roman, ne présente pas de difficulté particulière.
Voir ou revoir:

Une rencontre avec Ariane Mnouchkine, que ce soit par la lecture d’une interview ou à l’occasion d’une représentation est toujours une rencontre avec l’art, la lumière de l’intelligence, la sensibilité, l’humanité.
Le mieux, quand on peut, c’est d’assister à ses mises en scène. Elle accueille en ce moment dans son théâtre, jusqu’au 3 mars 2024, la pièce de Richard Nelson, mise en scène par Richard Nelson, avec les comédiens du Théâtre du Soleil : Notre vie dans l’Art. C’est magnifique. Les acteurs sont éblouissants, comme toujours.
https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/notre-theatre/les-spectacles/notre-vie-dans-l-art-2023-2450
519 mots – pardon pour la transition un peu brutale, ou plutôt pour l’absence de transition.
Voir ou revoir :

Quinze ans après la Révolution française, quelques mois avant le sacre de Napoléon Ier, ces réflexions de Madame de Staël sur une forme de démocratie.
325 mots
Voir ou revoir :

435 mots
La difficulté de ce texte réside d’une part dans le choix du lexique, d’autre part dans les structures, il faut être particulièrement vigilant (il faut toujours être vigilant…) de manière à ne garder autant de fluidité que possible tout en respectant les impératifs de la langue d’arrivée.
Voir ou revoir :

Un article du Canard enchaîné. 588 mots.
Voir ou revoir :

435 mots
Deuxième extrait de Tenir sa langue, de Polin a Panassenko: comment ne pas oublier sa langue maternelle quand une nouvelle langue s’installe et menace d’occuper toute la place?
Voir ou revoir :


Polina Panassenko, Tenir sa langue, 2022
Polina a quitté Moscou à l’âge de quatre ans pour venir en France (à Saint-Etienne) avec ses parents. Dès lors, la Russie, c’est pour le temps des vacances. La petite fille avait reçu le prénom Polina, comme sa grand-mère juive ukrianienne, Pessah puis Polina, qui avait fui les pogroms. En France elle est devenue Pauline, prénom francisé, cadeau et renoncement. Plus tard, elle veut redevenir Polina.
Voir ou revoir :


405 mots
Voir ou revoir :

300 mots
Suite de l’extrait précédent, Mephisto, de Klaus Mann. L’occasion de lire ou relire le Faust de Goethe, le roman de Klaus Mann, et le Doktor Faustus de Thomas Mann (1947).
Voir ou revoir :

(266 mots)
Evocation romancée de la carrière du célèbre acteur Gustaf Gründgens (Hendrik Höfgen), qui n’hésita pas à signer son propre pacte avec le diable.
A lire si ce n’est déjà fait.
Voir ou revoir :

365 mots
Voir ou revoir :

A plusieurs reprises, Albert Camus a témoigné sa reconnaissance à monsieur Germain (ici monsieur Bernard), l’instituteur à qui il doit d’être devenu ce qu’il est.
La lettre qu’il lui adressa après avoir reçu le prix Nobel de littérature est célèbre :
On connaît moins, peut-être, la réponse de monsieur Germain :
A l’occasion de ce thème, on peut voir ou revoir:

460 mots
Apporter une attention particulière :

Suite du texte précédent, Orsenna (1). Il est long, et sensiblement plus difficile, en particulier sur le plan lexical.
On peut aussi voir ou revoir :

Comment un pays peut être momentanément paralysé.
521 mots
Voir ou revoir :

Troisième et dernier extrait du Grand Cahier, d’Agota Kristof.
398 mots
A voir ou revoir :

Deuxième texte du Grand Cahier.
402 mots
Ce texte contient plus de vocabulaire concret que le précédent, ce qui le rend, peut-être, un peu plus difficile.
Il faut d’autre part veiller à l’authenticité de la langue: on y parviendra en s’appuyant sur un travail d’analyse, rapide mais précis: qui sont les personnages, quelle est leur situation, quelle est leur relation?

Agota Kristof, née en Hongrie en 1935, s’installe en Suisse à l’âge de 21 ans et adopte peu à peu la langue française pour son activité littéraire :
Voir Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Agota_Kristof / https://de.wikipedia.org/wiki/%C3%81gota_Krist%C3%B3f
Ce texte est l’un des chapitres du Grand Cahier (1986).
Aucune difficulté particulière.
Il importe, par une lecture attentive, de s’imprégner du sens et du style, de manière à restituer le contenu de la manière la plus authentique possible.
392 mots

305 mots
Suite du précédent.
Voter plusieurs fois, mode d’emploi.
Voir ou revoir :

337 mots
Evocation de petits arrangements électoraux.
Voir ou revoir :

345 mots
Suite du texte précédent – train et voiture, avantages et inconvénients.
Voir ou revoir :

Première partie d’un article paru dans le Journal du Dimanche le 4 décembre 2022.
332 mots
Sujet d’actualité, que l’auteur de ce billet traite à sa manière, humoristique, sans poser les questions de fond – mais ce n’est pas son propos.
Voir ou revoir :

Die deutsche Nationalmannschaft gegen die Zensur.
Une évocation de la coupe du monde de football sur un ton moins enthousiaste que celui des commentateurs habituels.
516 mots
Voir ou revoir :

398 mots
Suite du thème précédent, Baranov (1), évocation du personnage de Sourkov, qui fut longtemps le conseiller très écouté de Vladimir Poutine. Cet ouvrage est comme la « mise en roman » d’une connaissance très fine et profonde aussi bien de l’actuelle Russie que de l’Union soviétique et de l’empire des tsars. Les longues conversations rapportées, qui sont à vrai dire le plus souvent des monologues, sont une abondante source d’information.
Voir ou revoir :

Vladislav Sourkov (né en 1964). C’est lui qui a inspiré à Giuliano da Empoli le personnage de Vadim Baranov.
Le Mage du Kremlin (Gallimard, 2022), était donné favori dans la course au Goncourt. Il ne l’a pas obtenu, dit-on, parce qu’il avait déjà été récompensé par le Grand Prix de l’Académie française. Il y avait pourtant eu des précédents.
Ce roman, qui n’en est pas vraiment un, présente essentiellement un intérêt documentaire, on y trouve d’abondantes informations sur l’évolution de la Russie post-URSS, sur les nouveaux Russes, l’organisation de forces parallèles et la volonté de reprise en main par un certain Vladimir Poutine. A mesure que s’affirme le pouvoir de celui qui est nommé « le tsar », l’influence de son conseiller grandit: mine de rien, ou l’air de rien, dans tous les sens du terme, Baranov/Sourkov, avec un talent quasi magique, tient les rênes autant que celui qu’il sert. Jusqu’au jour où il renonce.
Le livre s’ouvre sur l’évocation du trouble provoqué par la disparition, presque du jour au lendemain, de cet homme si puissant qui s’est comme évaporé.
348 mots
A voir ou revoir :

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
Ô récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
[…]
Paul Valéry, Le cimetière marin, 1920
365 mots
Ce texte est difficile – oui et non. Il implique seulement, peut-être plus encore que d’autres, que l’on s’interroge sur le sens des termes employés. Une fois cerné le sens du message à transmettre, on peut traduire.
Comme toujours, les notes proposent des traductions qui sont des alternatives possibles à la traduction retenue en priorité.
Voir ou revoir :


389 mots
Extrait du livre de Chantal Thomas, Café Vivre, paru en 2020 aux éditions du Seuil. Café Vivre est le nom d’un café de Kyoto, on ne le traduira donc pas.
Thomas Bernhard, en dépit de son mépris déclaré de la photographie, a plusieurs fois laissé capter son image par les photographes, avec même une certaine bonne grâce, semble-t-il. Mais le paradoxe n’est-il pas l’un des ressorts de son œuvre ?
Voir ou revoir :

,,Was bleibet aber, stiften die Dichter », Hölderlin, ,,Andenken »
500 mots
Dans le concert de louanges qui ont suivi le décès de Jean-Luc Godard, un peu assourdi par la disparition de la reine d’Angleterre, une voix discordante s’est élevée. Cet éreintage est suivi (en lecture) d’un texte, très élogieux celui-là, du philosophe Gilles Deleuze.
Voir ou revoir :


464 mots
Remarques :
Il faut être attentif, comme toujours, au sens global des formulations, qui ne sont pas une succession d’éléments isolés (l’ordre secret du fonctionnement des choses, s’opposer aux mains tendues, après avoir subi l’introduction dans sa bouche, etc.).
Penser, bien sûr, à la valeur et donc au sens des participes (présents et passés) que l’on rencontre.
Étudier, dans la citation de Giordano Bruno sur le repentir, les relations entre les différents éléments de l’énoncé : vouloir / devoir / négation / ignorance-innocence.

Article publié dans le Franc Tireur du 13 juillet 2022
474 mots


A propos d’une blague du physicien Etienne Klein, qui suscita l’indignation du monde scientifique.
397 mots


La Vierge au lapin, Titien, 1530 Feldhase, Dürer, 1502
358 mots.
Il faudra, comme toujours, bien cerner le sens et l’emploi de certaines tournures citées dans les remarques, à la suite du texte. Pas de difficultés grammaticales particulères.

371 mots
Dernier des trois extraits du texte de Jean Starobinski, « Le rêve architecte: à propos des intérieurs dans l’œuvre de Franz Kafka », Lettres, Genève, 1947, n° 23, p. 24-33.
Voir ou revoir :

457 mots
Un passage du livre de Reiner Stach est proposé en accompagnement de ce texte de thème. On ne saurait trop recommander la lecture de ce livre profond et passionnant. Quand Reiner Stach parle des textes de Kafka, on voit qu’il les a lus et relus, qu’il les a examinés à la loupe, comme il faut le faire avec Kafka. Il échappe aux écoles, aux modes, il observe et livre au lecteur le résultat de son travail: tout simplement ce qu’il a vu, ce qu’il a compris.


Fin du texte consacré à la glycine de Montmartre. 252 mots.
Ce texte sera l’occasion de voir ou revoir la conjugaison des verbes:


Ein Kommentar erübrigt sich.
Suite de La disparition de Paris (1).
362 mots
Attention à l’apposition et à la conjugaison des verbes au passif (temps).

308 mots
Extrait du livre dans lequel Didier Rykner détaille et analyse le résultat des décisions censées améliorer Paris.

308 mots
Voir ou revoir :

Les 111 premiers thèmes étaient « préparés », accompagnés de conseils pour aborder le texte (s’interroger sur le sens précis de ce que l’on va traduire, raisonner sur des ensembles) et de conseils de « dépannage », dont il a été dit à mainte reprise qu’ils ne devaient en aucun cas être compris comme des incitations à la pauvreté lexicale et à l’approximation.
À partir du thème 112, la présentation est différente : la proposition de traduction suit immédiatement le texte.
En notes sont proposées des explications concernant les choix de traduction, ainsi que, parfois, des variantes. C’est la traduction proposée hors variantes qui a notre préférence, c’est pourquoi elle est présentée, sans explications et sans notes, à la fin du dossier.
335 mots
Rubrique de Teresa Cremisi dans le Journal du Dimanche du 17 avril 2022.


270 mots
La lecture proposée avec la deuxième partie de cet article est Le silence des sirènes (Das Schweigen der Sirenen), de Franz Kafka.
Ce jeu du chat et de la souris, qui se complique du fait que Kafka brouillant les pistes, comme souvent, on ne sait plus qui est le chat et qui est la souris, a donné lieu à de nombreuses interprétations qu’il faut lire.
Tout le monde connaît l’histoire d’Ulysse, celui de l’Odyssée. Les matelots, protégés grâce à la cire qu’ils ont dans les oreilles, seront imperméables au chant des sirènes. Mais Ulysse, qui veut l’entendre sans risquer sa vie, se fait attacher au mât.
Le nouvel Ulysse, celui de Kafka, ne se contente pas du mât, qui lui garantirait la vie sauve : il renonce à entendre le chant des sirènes, il refuse tout contact, toute proximité avec leur art (leurs artifices ?) qu’il sait dangereux. Finalement, il ne sait même pas si elles ont chanté.
Voir ou revoir :

258 mots
Première partie d’un texte de Raphaël Enthoven (Le Franc Tireur, n° 22), relatif à l’actualité française ne avril 2022.
Il faudra être particulièrement attentif aux structures, le texte comporte deux très longues phrases dans lesquelles il importe de ne pas perdre le contrôle.
Voir ou revoir :

311 mots
Voici comment AOC présente le prochain roman de Marie NDiaye:
« C’est un grand bonheur de retrouver l’univers déroutant de Marie NDiaye, dont l’œuvre compte parmi les plus importantes aujourd’hui. Dans cette langue millimétriquement travaillée qui lui est si particulière, progresse implacablement le récit d’un « ravage », disait Lacan, entre une fille et sa mère en maison de retraite. Qui était Denis, le compagnon de cette femme durant les premières années de vie de la narratrice ? Pourquoi dit-on qu’il était bon ? Et pourquoi ne l’aurait-il pas été avec cette petite fille ? Premières pages d’un roman en cours et au titre provisoire. »
On a hâte de pouvoir le lire.
A voir ou revoir: à peu près tout…
Il faut en particulier revoir le fonctionnement

446 mots
Il faut lire ce livre de Jean-Paul Delahaye. S’adressant à sa mère, il évoque ses souvenirs d’enfant pauvre et le parcours qui l’a conduit au poste de DGESCO, et qu’il met en relation avec les défis auxquels l’Education nationale est confrontée.
Voir l’interview dans Le Café pédagogique: http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/08/24082021Article637653851283805069.aspx
En complément de L’exception consolante, il faudrait lire L’école n’est pas faite pour les pauvres, aux éditions du Bord de l’eau.
Voir ou revoir :

Le Franc Tireur ne choisit pas ses contributeurs en fonction d’une étiquette, mais en fonction d’un contenu.
Olivier Babeau est un économiste et essayiste. Il est agrégé d’économie et gestion, comme Nathalie Artaud (Lutte Ouvrière), mais il a suivi une tout autre trajectoire, puisque durant la présidence de Nicolas Sarkozy, il a été conseiller du Premier ministre François Fillon.
348 mots
Voir ou revoir :

Troisième extrait d’Un Occident kidnappé, de Milan Kundera.
343 mots
Voir ou revoir :

Voici le deuxième des trois textes de Milan Kundera. Le troisième suivra prochainement.
423 mots
Voir ou revoir :


Avant la suite du texte de Milan Kundera, un petit texte évoquant les tourments des créateurs. Kafka et Tchekhov, tous deux confrontés à l’incompréhension de leurs proches.
316 mots
Voir ou revoir :

Milan Kundera est né à Brno en 1929. Il vit en France depuis 1975. Depuis 1993, il écrit en français.
302 mots
Voir ou revoir :

Extrait du Blé en herbe, de Colette. Phil et Vinca, qui se connaissent depuis l’enfance et passent tous les étés au bord de la mer, près de Saint-Malo, découvrent des émotions nouvelles. Phil, seize ans, ne voit plus en Vinca, quinze ans, la petite fille des années passées.
Il existe deux traductions de ce roman de Colette publié en 1923 : Phil und Vinca, übersetzt von Lissy Radermacher, G. Kiepenheuer, Potsdam 1927; Erwachende Herzen. Übersetzung Stefanie Neumann, Zsolnay, Wien 1952 (Wikipedia).
355 mots
Voir ou revoir :

La narratrice évoque son expérience de juge d’instruction. Elle est amenée à prendre la décision de libérer ou nom un homme soupçonné d’activités terroristes.
Roman bien documenté quant au travail de la justice.
328 mots
Voir ou revoir :

256 mots
Suiteet fin de Radicalité (1).
L’auteur présente et analyse les effets secondaires de la radicalité (Franc-Tireur, n° 1/17.11.2021).
La difficulté de ce texte est essentiellement d’ordre lexical.
Il faut bien entendu maîtriser les structures (par exemple la place du verbe…).

Extrait du JDD du 16 janvier 2022, voici un texte facile, une mise en scène, sur le mode léger, des problèmes et des tensions qui ont perturbé la rentrée après les vacances de Noël.
Le texte est long, mais ne présente pas de difficulté particulière. Il faut seulement veiller à respecter et restituer le niveau de langue: langue parlée, très quotidienne, peu structurée.
678 mots

Première partie d’un article de Raphaël Enthoven, Franc Tireur, n°1/17.11.2021
264 mots
Voir ou revoir :


Suite de l’article « Pleurer dans la rue ». 2244 signes
Voir ou revoir :

Première partie d’un article paru dans Libération du 4 décembre 2021.
2281 signes
Voir ou revoir :

1486 signes
Attention aux structures, aux exigences de la phrase allemande.
S’imprégner du sens de ce que l’on doit traduire. Ce texte comporte un grand nombre de mots ou d’expressions qu’il n’est pas difficile de traduire dès lors que le sens exact en a été perçu, identifié – mais c’est toujours la condition de la traduction…
On peut revoir :

Première partie d’un texte sur les élections du Parlement allemand.
Ce texte n’est difficile que pour qui (pure éventualité, mais on n’est jamais trop prudent) ne connaîtrait pas, ou ne respecterait pas les règles élémentaires de la grammaire allemande:
Rappelons aussi (répétons) que l’on ne travaille pas sur des mots ni sur des phrases isolées, mais sur un ensemble de sens.
1837 signes et blancs

Wikipedia :
« À la télévision, un interlude est une émission courte, souvent muette, diffusée pour meubler un trou dans la grille de diffusion ou lorsqu’un problème technique interrompt cette diffusion. Très rare de nos jours, l’interlude était fréquent durant les premières décennies de la télévision. En France, « Le Petit train-rébus » de Maurice Brunot à l’ORTF reste le plus célèbre.
Au fil des décennies, c’est devenu également un petit divertissement entre deux émissions ou deux parties d’un spectacle1, par exemple la musique dans un clip peut être coupée par une scène d’interprétation. »
C’est un autre genre d’interlude qui est proposé ici. Les quelques phrases comportant le verbe faire, souvent employé comme semi-auxiliaire, ont pour but de mettre en évidence la nécessité d’éviter les calques et d’analyser le message à restituer. On verra que dans l’activité de traduction, le contexte est capital.

2268 signes et blancs.
Ce deuxième extrait du roman de Leïla Slimani évoque la relation entre la figure paternelle et la littérature.
L’extrait de la lettre rédigée par Kafka à l’intention (vraiment?) de son père est une approche sensiblement différente de la relation entre un écrivain et la figure du père.
Voir ou revoir :

1254 signes et blancs
Evocation d’une épreuve douloureuse – l’incarcération du père – comme fondement d’une vocation.
Voir ou revoir :

1375 signes
Où l’on verra que la rigueur et le respect du fonctionnement propre de la langue d’arrivée viennent à bout de ce qui pourrait, au premier abord, ressembler à des difficultés.
1375 signes
Voir ou revoir :

Aus der « Süddeutschen Zeitung » vom 19.07.2021.
1787 Zeichen
Voir ou revoir:

1794 Zeichen.
Ein Artikel aus der ,,Süddeutschen Zeitung », 19.07.2021.
Voir ou revoir :

Michel Tournier (1924-2016), extrait de son roman Le Roi des aulnes (1970).
2421 caractères
Voir ou revoir:


Maurice Sachs est une personnalité ambiguë : engagé d’abord sur la voie de l’opposition au national-socialisme, il offre ensuite ses services à la Gestapo. Incarcéré au camp de Fuhlsbüttel, près de Hambourg, pour avoir refusé de dénoncer un jésuite résistant, il continue néanmoins d’espionner ses codétenus.
Ce très bref extrait du Sabbat (1942) permet de voir comment on peut aborder un texte mal écrit, parfois obscur et approximatif – on voit la nécessité du travail préalable sur le français.
Il est aussi l’occasion de voir ou revoir plusieurs points de grammaire :
925 signes

1462 caractères
Dans cette note du 27 juillet 1956, Mauriac évoque la position de Kafka par rapport à la religion. Il a déjà été signalé que les propos consignés par Gustav Janouch dans ses Conversations avec Kafka ne sont pas toujours dignes de confiance.

1306 caractères
Ce texte écrit en 1956 livre une approche singulière, très personnelle, et à vrai dire un peu réductrice des romans de Kafka.
Ce texte ne pose aucun problème syntaxique ou morphologique particulier. Comme toujours en traduction, il importe de cerner avec la plus grande précision le SENS du message à faire passer, avant de passer à l’étape de la traduction proprement dite.

1861 caractères
Présentation de Claude Vigée par Maryse Staiber
Claude Vigée (1921-2020)
Claude Strauss est né en 1921 à Bischwiller (Bas-Rhin) et décédé en 2020 à Paris. Après les années d’enfance et d’adolescence passées en Alsace, l’auteur commence des études de médecine à Toulouse. Lors de la publication du statut juif de Vichy, il entre dans la Résistance et prend le nom hautement symbolique de Vigée (selon la formule biblique hay ani : vie j’ai, vivant moi), puis s’exile aux États-Unis où il soutient en 1947 une thèse de doctorat en langues et littératures romanes et enseigne à l’Université Brandeis (Boston). En 1960, il est nommé professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem où il reste jusqu’à son départ à la retraite.
« Je suis un Juif alsacien, donc doublement Juif et doublement Alsacien » : cette formule, par laquelle Claude Vigée se présente lui-même, désigne son origine et sa destinée, son identité marquée par les traumatismes de l’histoire. Sa vaste œuvre réunit poésie, journal et essai. Dès La Lune d’hiver (Flammarion, 1970), l’autobiographie est présente et, en un mouvement de retour, aboutit à la vaste saga des origines, Un panier de houblon (1994-1995) dont est extrait le texte qui suit.
Pour aller plus loin, voir Adrien Finck & Maryse Staiber, Histoire de la littérature européenne d’Alsace [XXe siècle], Presses universitaires de Strasbourg, 2004, p. 101-109.
Voir ou revoir : l’expression du temps, conjonctions, prépositions, cas.

3120 Zeichen
Sophie Scholl wäre am 9. Mai dieses Jahres 100 geworden.
Wie ist es, wenn ein Mensch zur Ikone geworden ist?

Voir ou revoir :

Interview d’Hélène Cixous, Libération du 3 avril 2021 (2575 signes)
Voir ou revoir :

Goethe in der Campagna, 1787
Chantal Thomas, née à Lyon en 1945, est entre autres romancière et dramaturge. Café vivre (Le Seuil, 2020) est un recueil de chroniques concernant des lieux, des personnes, des moments singuliers. Chantal Thomas occupe depuis janvier 2021 le fauteuil de Jean d’Ormesson à l’Académie française.
1402 signes
Voir ou revoir :

Dans ce second extrait des Inséparables, l’enfance d’Andrée (Elisabeth Lacoin) paraît idyllique, Madame Gallard, la mère, ne se fâche jamais, elle apparaît comme l’incarnation de la tolérance. Mais tout cela, courir, sauter sur les tables et renverser les chaises, ce ne sont que de petites choses. Et sur ces petites choses, on peut céder, c’est cela qui permettra de compter sur l’adhésion absolue des enfants le jour où il s’agira de tenir bon sur les convenances, les fréquentations, la soumission aux règles de la bonne société.
2610 caractères
Voir ou revoir :

Environ 2000 signes.
Dans ce roman posthume (2020), Simone de Beauvoir évoque le sentiment d’amitié et d’amour qui l’unit à Zaza.
Voir ou revoir :

2589 Zeichen
Voici le troisième et dernier des textes évoquant la vie et la carrière de Paula Modersohn-Becker, choisis dans le catalogue de l’exposition que lui a consacrée le musée de Buchheim (16 novembre 2019 – 8 mars 2020). Après les critiques virulentes de certains peintres tenants de la tradition, c’est la découverte de Paris et d’une avant-garde porteuse d’espoir pour la jeune artiste.
Voir ou revoir :

Paula Modersohn-Becker, Mondaufgang (1900)

Otto Modersohn, Mondaufgang (1904)
Wie es zwischen Paula Modersohn-Becker und Otto Modersohn zum Zerwürfnis kam.
1500 Zeichen
Voir ou revoir :

Jeanna Bauck (1840-1926)

Buchheim Museum, Bernried am Starnberger See
Paula Becker nahm ein paar Monate Unterricht bei der Landschafts- und Porträtmalerin Jeanna Bauck, vgl. https://de.wikipedia.org/wiki/Jeanna_Bauck
Der Text zeigt, in welcher Atmosphäre und vor welchem Hintergrund die moderne Kunst sich entwickeln konnte. Emanzipation der Frau gehörte auch dazu – in Grenzen.
Voir ou revoir :
Ob trouvera dans ces rapports clairs et complets des conseils précieux pour la traduction, aussi bien du français vers l’allemand que de l’allemand vers le français.
Rien n’interdit de lire ce qui concerne les dissertations.
Sujets du CAPES externe 2020 :
s2020_capes_externe_lve_allemand_2_1306069.pdf (devenirenseignant.gouv.fr)
Rapport du jury, CAPES externe 2020 :
Microsoft Word – page_garde_CAPES EXT ALL.docx (devenirenseignant.gouv.fr)
Rapport du jury, agrégation EXTERNE 2020 (il s’agit exclusivement de l’agrégation EXTERNE) :
rapport jury agrégation externe allemand 2020 (devenirenseignant.gouv.fr)

Voici un cinquième extrait du roman d’Alexandra Koszelyk, A crier dans les ruines, Aux forges de Vulcain, 2019.
Immédiatement après la catastrophe de Tchernobyl, Lena a suivi ses parents en France. Ivan, resté en Ukraine, vit désormais à Slavoutytch, ville construite pour loger la population sinistrée. Sans savoir où les envoyer, il écrit des lettres à Lena. Ivan et Lena étaient amis depuis l’âge de six ans, et lorsqu’ils ont été séparés, leur amitié commençait tout juste et tout doucement à se transformer en amour.
Voir ou revoir :

C’est le début du roman. Lena, qui a quitté l’Ukraine vingt ans plus tôt, après la catastrophe de Tchernobyl (1986), revient à Kiev et se prépare à revoir Pripiat, où résidaient les employés de la centrale nucléaire et où elle a vécu avec sa famille jusqu’à l’âge de treize ans. Il est désormais possible, sous certaines conditions, de visiter la zone contaminée. Des voyages touristiques sont organisés.
Voir ou revoir :

Extrait du livre Les Yeux ouverts. Entretiens avec Mathieu Galey. Le texte proposé ici traite un sujet particulièrement important, mais pas explosif au point d’avoir suscité le profond mécontentement de Marguerite Yourcenar.
Marguerite Duras fut très mécontente du résultat.
Les Mémoires d’Hadrien (1951) et L’Œuvre au noir (1968) font partie des très grands romans de la littérature de langue française du 20ème siècle.
Voir ou revoir :


Voici un troisième extrait du très beau roman d’Alexandra Koszelyk, A crier dans les ruines (2019).
1991, cinq ans après la catastrophe de Tchernobyl. Lena est maintenant à Paris, elle fait des études d’histoire à la Sorbonne. Aucune nouvelle d’Ivan. Il a écrit des lettres, mais où les envoyer ? Pour Lena, les livres sont un espace de réconfort, un espoir de reconstruction.
Voir ou revoir :

Lena a maintenant 13 ans, nous sommes le 26 avril 1986, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl vient de se produire. Le père de Lena, ingénieur de la centrale, sait ce qui vient de se passer, et quelles seront les conséquences. Il décidera sans tarder d’emmener sa famille en France, où il a quelques contacts. Ivan restera à Tchernobyl.
Dans les moments qui suivent l’accident (der Super-GAU), avant même que la population se rende compte vraiment de ce qui est en train de se produire, la nature souffre. C’est cette souffrance qui est évoquée dans ce passage, avec une sobriété poétique qui est l’une des caractéristiques du roman.
Le texte ne présente aucune difficulté grammaticale, il convient évidemment, comme toujours, de respecter certaines règles simples (place du verbe, emploi et formation du futur).
Quant au lexique, il ne présente pas non plus de difficulté majeure, si l’on consent, avant de traduire, à s’imprégner du message et à s’interroger sur le sens profond de ce qui est dit.

Il existe une grammaire simple, et qui, si l’on ne souhaite pas tout de suite se jeter dans la grammaire de Duden, peut rendre de grands services.
Heike Pahlow
„Deutsche Grammatik, einfach, kompakt und übersichtlich“
(136 pages)
On peut la télécharger gratuitement :
Si l’on ne peut ouvrir le fichier à partir de ce lien, on peut copier le lien dans la barre d’adresse.
Bonne lecture.

1754 caractères
La ville de Pripyat, en Ukraine, est, ou était, située à environ 4 kilomètres de Tchernobyl. Construite dans les années 70 pour accueillir les employés de la centrale, ouvriers et ingénieurs, elle comptait un peu plus de 20 000 habitants en 1979 et environ 50 000 en 1986, l’année de la catastrophe. À la rubrique population, Wikipedia indique aujourd’hui : 0 hab.
Le roman d’Alexandra Koszelyk raconte l’histoire de Lena, qui dut quitter Pripyat à l’âge de 13 ans, pour suivre sa famille en France, dans les premières heures qui suivirent la catastrophe. Ivan, socialement moins privilégié, resta en Ukraine.
Ce texte est le premier d’une série de trois. Lena et Ivan sont âgés de 6 ans, nous sommes en 1979.
À voir ou revoir :


Extrait du livre de Chantal Thomas, Café Vivre, Seuil, 2020
2147 caractères
Voir ou revoir :

Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie a été assassiné le 16 octobre 2020.

Café Vivre est le titre du livre qui regroupe une série de chroniques mensuelles d’abord publiées dans le Sud-Ouest. C’est aussi le nom d’un café de Kyoto, auquel est consacrée l’une de ces chroniques. Le texte proposé ici est un extrait d’une autre chronique ayant pour objet les cadenas d’amour.
Voir ou revoir :

Rose, internée dans un asile tenu par des sœurs, a tenu un journal qui se trouve, au début du roman, dans les mains du narrateur, et qui comporte encore certaines zones d’ombre qu’il tente d’éclaircir. Pourquoi Rose fut-elle internée? Qu’est devenu son fils illégitime?
Le passage proposé ici est une étape sur le chemin de la vérité où s’est engagé le narrateur.
2264 signes
Ce texte implique une parfaite maîtrise de nombreux points de grammaire, signalés avant la proposition de traduction: ce sont toujours un peu les mêmes qui reviennent:
Il est rassurant de constater que ce sont toujours les mêmes domaines de la grammaire qui sont sollicités – preuve que la tâche n’est pas infinie.
Quant au vocabulaire, nous ne soulignerons jamais assez l’importance de la lecture, c’est elle qui permet d’enrichir son lexique et de s’approprier les deux langues, de départ et d’arrivée.

2381 caractères.

Jacques-Joseph Guillaume François Pierre, comte de Corbière (1766-1853)
Après le très long thème récemment placé sur ce site, en voici un tout petit, pas très difficile, mais qui implique tout de même de faire attention à certaines tournures très françaises – on pense en particulier aux participes, présent et passé, mais pas seulement. Et on en revient toujours à la question fondamentale du SENS.
Monsieur de Corbière, sur ce portrait, n’est pas vraiment « débraillé »…
908 caractères.

3533 caractères.
Ce texte, très long, et assez difficile, peut, ou doit, être travaillé en deux, voire trois fois.
Pas de conseils particuliers de « révisions ». Les phrases sont parfois assez longues, et obéissent, ce qui est assez naturel dans un texte français, à des structures françaises. Il faudra donc, plus que jamais, veiller à s’approprier le sens, à s’en imprégner, avant de restituer le message en allemand, avec les ressources de l’allemand, et en obéissant à ses impératifs.
Ce texte de Mathieu Lindon, écrit avant l’apparition du virus, est encore plus actuel depuis qu’il sévit dans le monde.

1358 caractères
Commentaire des séries proposées aux téléspectateurs durant le confinement. Hercule Poirot, l’inspecteur Barnaby, Miss Marple n’ont pas cessé leur activité avec le déconfinement. C’est une bonne chose: en cas de reconfinement, les responsables de programmes n’auront qu’à continuer sur leur lancée.
Il est heureux que les questions linguistiques à voir ou à préciser ne soient pas infinies: passif, prépositions, degrés de comparaison, compléments circonstanciels.
Faut-il rappeler qu’il est essentiel :

1278 Zeichen
Dritter Abschnitt aus dem ,,Malte ».
Den blinden Zeitungsverkäufer hat Malte schon ein paar Male gesehen. An diesem frühlingshaften Sonntag gewinnt aber die Erscheinung des armen Manns eine neue Bedeutung.
Pas de difficulté lexicale ou grammaticale particulière dans ce texte que l’on ne peut traduire qu’après en avoir dégagé le sens profond.
Cela ne doit pas empêcher, si l’on a un petit doute, de revoir le passif, et surtout l’emploi des temps en français.

2085 Zeichen
Wo man sieht, wie dünn die Grenze zwischen der Welt der Toten und der Welt der Lebenden sein kann, und wie es manchmal geschieht, dass Tote geliebte Menschen in ihr Reich holen.
Zu dem Thema s. das berühmte Gedicht von Gottfried August Bürger (1747-1794), Lenore (1774), https://www.projekt-gutenberg.org/buerger/gedichte/chap028.html
Il n’y a pas dans ce texte de difficultés particulières, lexicales ou grammaticales. Il faut veiller, lors du passage vers le français, à la fluidité de la langue, à la clarté et à la cohérence du message.
Il faut être particulièrement attentif, à la fin, à la scène qui s’organise autour du chien : que s’est -il passé ? Qui fait quoi ? Qui dit quoi, et pourquoi ?

Rilke, ,,Die Aufzeichnungen des Malte Laurids Brigge », 1910
Auf die sorglose Zeit einer ahnungslosen Kindheit folgt die Zeit der Unruhe. Die neuen, ,,merkwürdigen » Geburtstage werden zum Symbol für den brutalen Übergang in die grausame Welt der Desillusion.
Voir ou revoir
Et naturellement lire Die Aufzeichnungen des Malte Leurids Brigge.
Le texte proposé ici est le premier d’une série de trois.

Extrait d’un roman de Laurent Gounelle, 2010, Les dieux voyagent toujours incognito.
1774 caractères.
Voir ou revoir :
Et on ne soulignera jamais assez la nécessité de lire dans les deux langues.

Drei Freundinnen machen ihren sogenannten Betriebsausflug. Sie verbringen wie jedes Jahr einen ganzen Tag in Bad Saarow: Therme, Schwimmbad. Tiffy, die Cheffin, ist Kosmetikerin, Flocke arbeitet als Maniküre im Studio und die Erzählerin ist Fußpflegerin. Dieser gemeinsame Tag, an dem sie sich verwöhnen und verwöhnen lassen, ist Anlass zu Erinnerungen. Ein zärtlicher Rückblick in DDR-Verhältnisse.
Auch die Gelegenheit, Fontane (wieder) zu lesen.
Mehr zum Buch von Katja Oskamp:
https://www.perlentaucher.de/buch/katja-oskamp/marzahn-mon-amour.html

Ces textes extraits de Marzahn mon amour, de Katja Oskamp (il y en aura trois en tout) pourraient être l’occasion de lire une histoire de l’ex-RDA, de s’informer sur les institutions, la vie politique, la vie quotidienne. Le livre de Martin Sabrow, Erinnerungsorte der DDR (CH Beck, München) permet de découvrir de manière agréable différents aspects de la vie en RDA.
Pour compléter: https://www.perlentaucher.de/buch/katja-oskamp/marzahn-mon-amour.html
Ce texte ne présente pas de difficulté particulière. Lorsque l’on pense se trouver bloqué par le lexique, une lecture attentive suffit pour trouver une solution.

2839 Zeichen
Nachdem sie Theaterwissenschaft studiert hatte und eine Zeit lang als Dramaturgin tätig gewesen war, hat sich die Autorin (hier identisch mit der Erzählerin) zur Fußpflegerin ausgebildet. Sie erzählt aus dem Leben der Kunden, die sich ihr anvertrauen.
Rezensionen: https://www.perlentaucher.de/buch/katja-oskamp/marzahn-mon-amour.html
Voir ou revoir:

Voir ou revoir :

Voir ou revoir:

Où l’on voit certains errements et dérives du comportement humain dans l’adversité.
L’occasion de lire ou relire La Peste, de Camus, Der Tod in Venedig, de Thomas Mann, et Le hussard sur le toit, de Giono.
Voir ou revoir :
Et prendre l’habitude de bien réfléchir au SENS de ce que l’on doit traduire. Il faut que cela devienne un réflexe: ne pas traduire des mots isolés, mais du sens.

En ce temps de confinement, pourquoi ne pas lire ou relire quelques textes en relation avec la situation actuelle. Der Tod in Venedig, de Thomas Mann (1911), La Peste, d’Albert Camus (1947), et Le hussard sur le toit, de Jean Giono (1951) ne prétendent pas au réalisme ni à l’exactitude scientifique. Pas question ici de « crise sanitaire », mais des comportements humains face au danger et à la mort. on y trouve plus de symboles et de poésie que d’informations médicales.
Le texte qui suit, proposé pour une traduction, est emprunté à l’hebdomadaire Marianne. Il est, sur le mode de l’analyse, une réflexion sur ce que représentent pour tous la pandémie et le confinement.
Voir ou revoir (comme souvent):

En attendant des textes d’une plus brûlante actualité, voici un mode de résistance un peu singulier. On peut en profiter pour lire ou relire les nouvelles de Maupassant.
Voir ou revoir :